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Guy Jacquemelle

mercredi 2 juin 2010

Le tisserand du rêve

Michel Baranger, l’auteur de "Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier" est l’un des grands spécialistes d'Alain-Fournier et de ce roman qui me fascine depuis l’adolescence.

Nous nous sommes rencontrés cette semaine pour travailler sur le futur du site legrandmeaulnes.com. Voici le texte qu’il m’a envoyé depuis.









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L’autre soir, alors que nous réfléchissions, Guy et moi, au plan de refonte du site qu’il a naguère créé www.legrandmeaulnes.com, il me dit « Je pense que nous allons utiliser l’éditeur de site « Dreamweaver ».

L’amateur de mots que je suis s’interroge : quelle peut bien être l’origine de ce terme informatique ? Guy ne sait pas trop ; pour moi, je connais bien sûr sa première partie : dream, à travers l’immortel discours de Martin Luther King devant le Lincoln Memorial « Je fais un rêve » ; mais weaver ne dit rien pour l’instant à ma très fruste culture british.

Rentrant chez moi, je me précipite sur un dictionnaire to weave signifie « tisser » ou « tresser » : un weaver, c’est donc un « tisserand ». Du coup, me voilà transporté de la Seine à la Loire, jusqu’à La Charité, où vient de s’achever dans l’allégresse le sixième Festival du mot… La Charité, où Alain-Fournier descendit souvent à bicyclette, avec ses amis, de son Pays Fort natal.

« En rêve seulement, j’avais connu jusque là course aussi charmante, aussi légère… C’était le chemin du pays de Meaulnes que je buvais ainsi ».

Que cet enthousiaste cycliste, messager de grande nouvelle, eut été comblé de voir son cher roman véhiculé bientôt par ce dreamweaver, ce « tisserand du rêve » jusqu’à l’ordinateur de « ces inconnus admirables de qui l’on veut être aimé » ! Car le jeune romancier de 1913 n’a-t-il pas, tout comme Stendhal et Flaubert, comme Mauriac ou Saint-Ex, cent fois remis sur le métier son ouvrage

dont il voulait faire « un perpétuel va-et-vient insensible du rêve à la réalité, ‘Rêve’ entendu comme l’immense et imprécise vie enfantine planant au-dessus de l’autre et sans cesse mise en rumeur par les échos de l’autre » : un canevas devenu chef-d’œuvre.

Michel Baranger

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