Bienvenue sur ce blog

Bienvenue sur ce blog. N'hésitez pas à me laisser un message c'est avec grand plaisir que j'y répondrai.

Pour m'écrire : lasandalerouge@gmail.com
ou vous pouvez poster directement un commentaire suite aux messages ci-dessous.

a très bientôt
cordialement
Guy Jacquemelle

dimanche 10 février 2013

Wadjda possède un souffle extraordinaire et impressionne par l'audace de son sujet.



Wadjda ( merveilleuse Waad Mohammed), douze ans, est l'unique fille d'une famille aisée vivant dans les faubourgs de Ryad , capitale de l’Arabie Saoudite ; famille qui se délite, car son épouse ne pouvant mettre au monde un héritier, le mari est sur le point de prendre une deuxième épouse....
Wadjda est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. 



Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Wadjda qui se voit refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat, décide de trouver l’argent par ses propres moyens.


Ce film tourné en Arabie Saoudite , par une femme, Haifaa Al Mansour, est une petite merveille d'intelligence.  Elle  dénonce les injustices faites aux femmes dans son pays avec humour , sensibilité et courage.

Cette ode à la liberté possède un souffle extraordinaire et impressionne par l'audace de son sujet.

dimanche 3 février 2013

Lincoln



Lincoln, très grand film de Spielberg sur un homme, un président tout entier dévolu à son idéal : l’abolition de l’esclavage.

Avec cette fresque intimiste d'une force extraordinaire, le réalisateur de la Liste de Schindler rend hommage au rêve démocratique  qui emporte tous les hommes, libres et égaux, dans le même élan idéaliste. Il y montre aussi avec maestria les difficultés d’exercer le pouvoir.

Comme l’a si bien dit Bernard Guetta vendredi matin sur France Inter : « La politique, la vraie, c’est l’art et les moyens de faire triompher une cause juste et nécessaire contre des temps et une société qui la rejettent car la peur du changement, le conformisme intellectuel et la défense des intérêts en place sont des constantes de l’histoire humaine. Sauf dans les moments révolutionnaires, quand soudain tout bascule, un homme politique ne peut pas prôner un renversement, même partiel, de l’ordre établi pour la simple raison qu’il n’est alors pas suivi et que tout et tous se liguent contre lui ».



Daniel Day-Lewis est fascinant  . Il n'interprète pas Lincoln, il est Lincoln .


Un grand film sincère , épique, époustouflant de maîtrise, de beauté et d’émotion.
Ce dimanche matin à l’UGC Danton, fait assez rare pour le signaler,  les nombreux spectateurs encore sous le choc lorsque les lumières se sont rallumées, ont longuement applaudi.

Deux heures avec Oscar Wilde




Très belle adaptation et mise en scène de L’importance d’être sérieux d’Oscar Wilde au Théâtre de l’Ouest Parisien ( la pièce sera bientôt reprise au Théâtre Montparnasse)

Condamnés à une «existence honnête»,  deux jeunes hommes se sont chacun inventés un double pour échapper au carcan social et profiter des plaisirs de la vie. Mais on comprend très vite qu’il leur sera difficile de continuer à  vivre dans le mensonge.

Les personnages oscillent entre ironie et légèreté, cynisme et gravité .  Depuis 1895, les mœurs ont évolué et la pièce ne scandalise plus; mais on sourit du charme désuet d’une époque où « on tombe amoureux en un quart d'heure », « on se change pour dîner » et on murmure  que «la vie à deux, c'est beaucoup moins amusant qu'à trois»…



Oscar Wilde  présentait ainsi  L’importance d’être sérieux  «  Une pièce légère comme l’air écrite par un papillon pour des papillons ».

Comme toujours chez lui, on retrouve  la charge contre la société londonienne attachée à ses privilèges, le mariage, la religion, la dictature des apparences, les convenances. 

de gauche à droite : les comédiens Arnaud Denis, Marilyne Fontaine,
Claude Aufure et Mathieu Bisson interprètent
"L'importance d'être sérieux" d'Oscar Wilde 



Le texte est brillant . Trois  aphorismes parmi un festival de bons mots :


Sur la vérité : «  C'est la vérité pure simple" affirme l’un. Et son ami de lui répondre : "La vérité n'est jamais pure et elle est rarement simple."  
  
Sur les mères  :  « Toutes les filles finissent comme leurs mères. C’est la tragédie des femmes. Aucun garçon ne finit comme la sienne. C’est la tragédie des hommes. »


Et enfin sur la chasse au renard. : « Tous ces snobs de Londres lancés après cette malheureuse bête. C'est vraiment l'imbuvable à la poursuite de l'immangeable. »


mercredi 16 janvier 2013

Nicolas Duhamel, alias Nicolas Kolt, un héros ineffaçable

Il  s’appelle Nicolas Duhamel mais ses dizaines de millions de lecteurs le connaissent sous le nom de Nicolas Kolt .

C’est lors du renouvellement de son passeport, il y a quelques années,  que les choses ont commencé à se compliquer pour lui . Ses parents étant nés à l’étranger, Nicolas Duhamel  a dû prouver, en recherchant  d’innombrables documents sur ses ascendants russes et belges,  qu’il était bel et bien français ; une mésaventure blessante qui est arrivée à Tatiana de Rosnay et dont elle garde un souvenir très douloureux.

Nicolas Duhamel va découvrir de terribles secrets sur sa naissance ; des secrets qui continuent de le hanter et qu’il va tenter d’exorciser en publiant « L’enveloppe » , un roman signé Nicolas Kolt .

« L’enveloppe »  va connaître un succès planétaire. Il va même être adapté au cinéma et vaudra à la sublime Robin Wright l’oscar de la meilleure actrice.

Pour le moment nous n’en savons pas beaucoup plus sur cet  auteur fascinant. En faisant de longues recherches sur les reseaux sociaux, j’ai trouvé sa page sur Instagram (Nicolas_Kolt) .  

Allez y ! Vous y découvrirez quelques indices sur lui  :  les palaces qu’il fréquente , ses plages préférées, les rues où il aime flâner …


 

Mais soyez patients . Plus que deux mois à attendre pour tout savoir sur ce célèbre auteur si vulnérable que l’on va suivre de Paris à Saint Petersbourg et d’Hollywood en Toscane. 

Nicolas Kolt est le héros de «  A l’encre russe » le nouveau roman de Tatiana de Rosnay qui paraitra le 21 mars 2013 (Editions Héloïse d’Ormesson)


Secrets de famille, quête d’identité, foire aux vanités, jeux de séduction, addiction aux  réseaux sociaux , mise en abyme : dans deux mois  vous saurez tout sur Nicolas Kolt , inoubliable et fragile  héros que la magnifique Tatiana de Rosnay va propulser dans un récit ineffaçable à couper le souffle !

lundi 10 décembre 2012

« Bohèmes : de Léonard de Vinci à Picasso » au Grand Palais



Très belle mise en scène de l’exposition « Bohèmes : de Léonard de Vinci à Picasso » au Grand Palais où l’on déambule dans une mansarde devenue atelier ou dans un café montmartrois.
De Puccini à Bizet, de Rimbaud à Verlaine, de Courbet à Van Gogh , de Ramon Casas à Picasso , la vie de bohème a beaucoup inspiré les artistes.

Ces deux cents œuvres nous révèlent   tout un pan de notre culture jusqu’ici occulté. Cette exposition met en lumière la profonde transformation du statut de l’artiste dès le milieu du XIXe siècle (il prend le visage de l’anticonformisme, du génie solitaire, misérable et incompris dont la gloire est souvent posthume) ainsi que l’apport fondamental des peuples nomades à la construction de l’identité européenne.


Octave Tassaert, Intérieur d'atelier, musée du Louvre

« Un souffle de liberté qui reste ô combien d'actualité. Adeptes du vagabondage éclairé ou esthètes fin de siècle c'est pour vous ! »

Et elle offre le bonheur de relire les beaux vers de Rimbaud.

Ma bohème
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !


Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou


Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;


Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !


Arthur Rimbaud

dimanche 2 décembre 2012

Populaire : Pétillant, punchy et délicieusement désuet



Il fallait du charisme et une certaine dose d’inconscience à Régis Roinsard pourtenter un film sur la dactylographie à la manière des américains qui eux préfèrent se servir du baseball, du rugby  ou des courses automobiles.
Et pour son premier essai, Régis Roinsard réussit un coup de maitre.
« Populaire »   (nom d’un modèle de machine à écrire de la marque Japy) , film sans prétention et délicieusement désuet  allie le charme et le kitsch des meilleures comédies romantiques  à l’adrénaline des grandes aventures sportives.
Ce film , très fifty, où les sentiments et les dialogues crépitent à la vitesse des touches d’une machine à écrire est un enchantement.

Déborah François authentique et dynamique est excellente, Romain Duris  est émouvant derrière son côté un peu bourru et macho. Les seconds rôles fonctionnent  à merveille à l'image de Bérénice Bejo, que l’on retrouve avec grand plaisir, Eddy Mitchell,  Miou-Miou, Nicolas Bedos ou Shaun Benson .

Pétillant, punchy et élégant, le tandem de choc Déborah François - Romain Duris  rappelle à bien des égards ceux des grands classiques américains ; mais avec toujours une touche de romantisme à la française . L’un des personnages  du film l’affirme d’ailleurs avec humour «America is for business and France is for Love» .

Courrez voir ce film qui donne la pêche, un vrai cadeau qui permet de fêter Noël avec 3 semaines d’avance.

Mes derniers coups de cœur : Skyfall, Amour , Argo



Amour

Avec une intensité dramatique à la limite du supportable, Michael Haneke aborde un sujet tabou et dérangeant, la fin de vie, de manière frontale mais avec beaucoup de pudeur.
Ce film douloureux est profondément humain.
A la fin des années 50 , Jean-Louis Trintignant donnait la réplique à Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme et Emmanuelle Riva était la belle héroïne d’Hiroshima mon amour.
Plus de cinquante ans après, ils sont les inoubliables interprètes de ce grand film d'amour.



 Skyfall

James Bond fête ses 50 ans de cinéma . Sam Mendes  offre à 007 une mise en scène   vertigineuse, subtil mélange d'action, de spectacle, d'humour, et de profondeur. Daniel Craig est un étonnant James Bond crépusculaire. Quant à Javier Bardem, il est terrifiant dans le rôle du méchant et on adore le détester

Argo
Le 4 novembre 1979, au summum de la révolution iranienne, des militants envahissent l’ambassade américaine de Téhéran, et prennent 52 Américains en otage. Mais au milieu du chaos, six Américains réussissent à s’échapper et à se réfugier au domicile de l’ambassadeur canadien. Sachant qu’ils seront inévitablement découverts et probablement tués, un spécialiste de "l’exfiltration" de la CIA du nom de Tony Mendez monte un plan risqué visant à les faire sortir du pays. Un plan si incroyable qu’il ne pourrait exister qu’au cinéma.


Scénario haletant qui nous plonge dans l’Iran de la fin des années 70. Ben Affleck passe très habilement de l'humour au suspense et de la peur à l’action. Un très bon film  d’espionnage.