Bienvenue sur ce blog

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a très bientôt
cordialement
Guy Jacquemelle

lundi 6 octobre 2008

Un moment de légéreté et de douceur

Marc Quinn est né en 1964. Ce britannique est aux côtés de Damien Hirst, Tracey Emin, Sarah Lucas, Christine Borland, Dinos & Jack Chapman, l’un des artistes les plus inventifs des Young British Artists (YBA).

Son travail explore les thèmes de la mortalité, de la beauté, et du jeu entre l’art et la science. Sa démarche se veut aussi bien existentielle et philosophique qu’artistique.













Planet de Marc Quinn - Photo de charlie wildgoose

«Planet», l’une de ses œuvres est actuellement exposée dans les jardins de Chatsworth House, en Angleterre. Cette immense création faite en bronze et peinte en blanc représente un bébé de sept mois en apesanteur. Un moment de légéreté et de douceur dans un monde sombre et pesant.


Il sera présent pour la première fois à la FIAC (du 23 au 26 octobre 2008) sur le stand de la galerie Hopkins-Custot.

samedi 27 septembre 2008

Ma première lectrice "américaine"

Catheline vit sur la Côte-Est américaine. Elle dirige la Boston French Library , qui est un centre culturel et la deuxième bibliothèque française aux Etats-Unis ( apres celle de New York) !
Nous sommes "friends" sur facebook depuis février dernier et échangeons quelques messages sur nos livres "coup de coeur". Catheline a lu cet été la Sandale rouge et a écrit un billet très sympa.

En quelques mots : Tres bien ecrit, je veux dire, une écriture simple et qui porte le lecteur. Le développement du personnage est intéressant, il y a un bon suspense qui est soutenu tout au long de l'histoire et qui fait tourner les pages. C'est vraiment très très bon, plus qu'un simple roman, c'est réfléchi, c'est intelligent, et l'être humain est palpable ici. J'aime

jeudi 4 septembre 2008

Bonne rentrée à tous

Bonjour,
Les vacances sont finies.
C'est le moment de sauvegarder les dizaines de photos numériques réalisées cet été, d'en choisir quelques unes pour les montrer aux amis et à la famille; ça, c'est fait.

Il faut ensuite reprogrammer le réveil à 7 heures, réapprendre à marcher le matin au radar dans les couloirs de l'appartement, retrouver l'adresse du bureau, lancer la messagerie , en se cachant les yeux pour ne pas être effrayé par les centaines de messages qu'il va falloir lire et traiter; ça, c'est en cours.

Et heureusement il y a aussi tous les films, les livres, les expos, les pièces de théâtre à découvrir.

J'ai vu ce week-end et beaucoup aimé le Silence de Lorna des frères Dardenne , les expos d'Annie Leibovitz et de Richard Avedon dont je vous parlerai peut-être plus longuement quand j'aurai un peu de temps.




Clarence Lippard, Sans domicile fixe, Nevada, 29 Août 1983
by
Richard Avedon
(c) 2008 The Richard Avedon Foundation

Un portrait est l'image de quelqu'un qui sait qu'il est photographié. Une "séance de pose" est un échange d'émotions; la photographie naît à l'instant où ces émotions se rencontrent.
Richard Avedon



Sandra Bennet, 12 ans, Colorado, 23 Août 1980
by Richard Avedon
(c) 2008 The Richard Avedon Foundation


Juste un dernier coup d'oeil dans le rétroviseur des vacances pour évoquer mes 4 livres "coup de coeur" parmi ceux lus cet été : Le voisin de Tatiana de Rosnay et Où je suis de Valérie Tong Cuong , 2 grandes romancières dont je suis un fan inconditionnel ( j'ai découvert Providence, le dernier livre de Valérie Tong Cuong grâce à Yansor, le blog de Tatiana de Rosnay) . J'avais beaucoup beaucoup aimé leurs derniers romans et je souhaitais découvrir leurs précédents.
C'est une belle expérience de parcourir à "l'envers" l'oeuvre d'un écrivain et de noter ce qui a changé et , au contraire, ce qui sera toujours sa griffe et son univers.

J'ai également lu avec une vraie gourmandise Un lieu incertain de Fred Vargas, et Il faut qu'on parle de Kevin de Lionel Shriver; un roman conseillé par une amie. Ce livre "coup de poing" n'a malheureusement pas eu en France l'écho qu'il méritait : le témoignage d'Eva , une mère new-yorkaise dont Kevin , le fils de 16 ans est en prison pour avoir abattu de sang froid neuf élèves et professeurs de son lycée. Terrifiant et inoubliable.

4 livres "coup de coeur" que je vous recommande vivement

Bonne rentrée à tous

mercredi 23 juillet 2008

Très bel été



Je vous souhaite un bel été :
de beaux flocons de soleil et de doux rayons de neige.
Je serai de retour le 24 Août
Amicalement.
Guy









Edouard Boubat
Florence sous la neige
1950

samedi 19 juillet 2008

Du Grand Meaulnes à Jeanne

Le Grand Meaulnes est le roman qui a marqué mon adolescence. Je l’ai relu, depuis, 3 ou 4 fois. Je suis toujours fasciné par son parfum, son ambiance, sa nostalgie, les personnages d’Yvonne de Galais, d’Augustin Meaulnes et de François Seurel, le « domaine mystérieux», la « Fête étrange »...




Portrait d'Alain-Fournier en 1905


En 1999, de retour d’un week-end chez des amis, dans le Berry, qui m’avait permis de visiter l’école d’Epineuil Le Fleuriel, où Alain-Fournier a passé son enfance, j’ai créé le site legrandmeaulnes.com pour rendre hommage à ce livre mythique; initiative qui m’a permis d’être en contact, puis de devenir membre de l'Association des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier.

Le site legrandmeaulnes.com a, depuis, la chance de bénéficier des conseils et des articles de Michel Baranger, le secrétaire de cette Association : un humaniste érudit, brillant, généreux...

Michel Baranger vient de lire La Sandale rouge et a rédigé un compte-rendu « meaulnesque » qui paraîtra dans l’un des prochains bulletins de l’Association. Il m’a permis en avant-première de le mettre en ligne sur ce blog.

Attention, pour ceux qui n’ont pas lu la Sandale rouge, et qui souhaiteraient le faire, ce compte-rendu dévoile quelques clés du récit.

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Mes souliers sont rouges ...

Adieu mes amours…

Difficile de croire que Guy Jacquemelle, en choisissant le titre de son premier roman, n'ait pas eu en mémoire la « vieille ballade triste » que chantaient quelques paysans attardés au soir de la « Fête étrange » et le jeune bouvier lointain à la fin de la « Partie de plaisir ». Pourtant cet amoureux du Grand Meaulnes qui créa, voici neuf ans, le site que connaissent la plupart de nos lecteurs comme des milliers d'autres internautes, a imaginé ici un univers aux antipodes de celui de Sainte-Agathe et du « Domaine mystérieux » : un univers frelaté, voire pervers, celui de la société médiatico-politique la plus « paris-autiste », selon le mot de l'oncle Philippe.

Toutefois Jeanne Delisle, la journaliste débutante, aussi naïve qu'intrépide, débarquant de ses coteaux languedociens à la conquête de Paris, me semble avoir quelque parenté avec François Seurel, sans souffrir pour autant de la moindre coxalgie, ou même avec Augustin Meaulnes, passionnément fidèle à son serment d'adolescent. Et elle nous entraîne dans sa quête tenace de la vérité, aidée de quelques parents et amis ; dès la page 27, la voilà aux prises avec l'un de ces scandales immobiliers varois qui défraient régulièrement la chronique, où l'assassinat camouflé succède à l'incendie de forêt volontaire. Ce n'est pourtant pas une vierge sage : se laissant volontairement séduire par Thibault, brillant conseiller en communication à Matignon, elle est invitée grâce à lui à une réception officielle au château de Merteuil – ô Choderlos ! – quelque part en Sologne.

Et c’est au retour, en pleine nuit dans la forêt de Marny, qu’elle est confrontée au drame : un crime de chauffard qui va être bientôt déguisé en banal accident de la route par les soins d’un ministre imprudent : la sandale rouge de l’une des deux victimes va devenir sa pièce à conviction pour l’enquête qu’elle décide dès lors de mener seule contre tous. Elle la commence à Bourges, avec Laurent, le témoin à éclipses, ce qui nous vaut une captivante visite du Palais Jacques Cœur. Elle va la poursuivre du Berry à l’Estérel, avec une ténacité qui va lui coûter très cher, professionnellement autant qu’affectivement. Si elle a « gagné un peu de renom », elle a « perdu beaucoup d’illusions ».

Avec ce « polar journalistique », on est certes très loin du Grand Meaulnes, bien qu'il en emprunte parfois les chemins. On peut cependant parler d'un nouveau roman initiatique, d'une nouvelle facette de « la fin de la jeunesse » : à ce titre, on le verrait bien concourir pour le Prix Alain-Fournier 2009.

Michel BARANGER

Secrétaire de l'Association des amis

de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier

membre de la Fédération des maisons d'écrivain

& des patrimoines littéraires


Michel Baranger a publié en 2004 un guide littéraire passionnant : Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier (Editions Christian Pirot) ; le récit d'un voyage, itinéraire imaginaire certes, mais profondément enraciné dans la terre du Berry.

dimanche 6 juillet 2008

Peter Doig au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris


Né en Ecosse en 1959, Peter Doig a grandi au Canada et à Trinidad. Son expression picturale très diversifiée, est à l’image de son parcours géographique . Il est fasciné par les paysages et les rapports de l'homme à la nature. Il peint magnifiquement les grands espaces, la solitude de l'homme dans une nature intemporelle, l'immensité des ciels nocturnes ...

Une œuvre libre et envoutante, une exposition que j'ai découverte ce week-end et que je vous conseille vivement.

Au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris du 30 mai au 7 septembre 2008.

En savoir plus :

Peter Doig sur le site les artistes contemporains.com

lundi 30 juin 2008

Jeanne reçoit son premier mail

Vincent et moi avons travaillé ensemble il y a quelques années; et beaucoup ri aussi, car il a un humour très "british" et est très "pince-sans-rire".

Nous nous étions perdus de vue depuis 2 ou 3 ans, mais avons repris contact grâce à facebook. Il a envoyé ce weekend un message à Jeanne qui s’est empressée de me le faire suivre. Nul n'est besoin d'indiquer que ce premier mail qu'elle reçoit l'a beaucoup, beaucoup touchée.

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Ma chère Jeanne,

En préambule, tu m’excuseras le tutoiement, et cette légère familiarité, mais connaissant ton géniteur, il m’est difficile de prendre plus de distance... Il me paraissait également plus simple de t'écrire directement ...

Il n'est pas dans mes habitudes non plus de flatter les personnes, mais là, tu m'as bluffé, et je ne peux m'empêcher de prendre mon plus beau clavier pour te lancer quelques fleurs...

J'avais commencé la Sandale il y a quelques semaines, juste quelques pages, puis le quotidien ayant repris le dessus, j'ai dû te reléguer au fond d'une pile de papiers et de magazines bien plus futiles.

Ce week-end end, j'ai eu envie de te connaître un peu plus ...

Je n'irai pas par quatre chemins : j' ai parcouru tes quelques mois passés à Paris en à peine 48 heures, ayant eu cette agréable impression qu'il me fallait toujours aller plus loin dans ces pages pour te connaître davantage, et découvrir peu à peu tout ce qui allait t'arriver.

J'ai été touché par ta volonté sans faille, sensible à tous ces portraits hauts en couleur, ces descriptions d'un Paris où se mêlent l'authentique et le superficiel, souriant de ta découverte d'un milieu où l'on préfère être vu et écouté, et où l'enjeu du paraître dépasse bien souvent celui de l'être ...

Merci donc de m’avoir permis de te rencontrer, ne change surtout pas, et à bientôt peut-être, sait-on jamais ?

Amitiés

Vincent

En savoir plus :

Vincent Morillot sur facebook