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Guy Jacquemelle
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mercredi 30 décembre 2009
Très belle année - Happy new Year - 新年快樂 - كل عام وأنتم بخير
dimanche 20 décembre 2009
Mirage de la Vie
Je viens de voir Mirage de la vie (1959) avec l’éblouissante Lana Turner et John Gavin. « Un film grandiose et fou sur la vie et la mort. Et sur l'Amérique » avait dit Fassbinder.
Tragédie flamboyante sur le racisme, l’amitié, l’ambition , la condition humaine, l'illusion du rêve américain. Pessimiste, émouvant, magnifique . Un portrait bouleversant de la société américaine des années 1950. Douglas Sirk est un génie.
mercredi 11 novembre 2009
Etonnante Gabrielle Renard.
Rien ne prédestinait Gabrielle Renard à devenir immortelle. Sans doute son nom vous est-il parfaitement inconnu et pourtant je suis sûr que vous l’avez déjà vue. Au Musée d’Orsay ou à celui de l’Orangerie, dans des livres d’art ou dans un magazine, sur les boîtes de chocolat de votre enfance ou même récemment sur les colonnes Morris des avenues parisiennes…
Elle est née à Essoyes (en Champagne) le 1er août 1878. En 1894, à seize ans, elle est engagée comme nourrice de Jean Renoir (1894 -1979), le fils d'Aline et de Pierre-Auguste Renoir.
Elle deviendra au fil des ans, l’un des modèles favoris du peintre auquel elle inspirera de magnifiques portraits. On la verra d’abord aux côtés de Jean (Gabrielle et Jean, 1895), puis seule : Gabrielle à la rose, aux bijoux, au collier, lisant, reprisant, en rouge, à la blouse entrouverte… Renoir réalisera plus de 200 portraits d’elle.
Elle demeure près de 20 ans chez les Renoir avec pour statut social celui de nourrice, d’employée de maison, d’assistante, de muse ...
Elle se marie à Cagnes-sur-Mer le 18 mai 1921 avec Conrad Hensler Slade, peintre issu d'une riche famille américaine. L'un des témoins de son mariage n'est autre que Jean Renoir.
En 1941, la même année que Jean Renoir, Gabrielle, Conrad et leur fils partent s'installer aux Etats-Unis. Le 12 septembre 1950, Conrad Slade décède et en 1955, Gabrielle décide de venir habiter à Beverly-Hills tout près de Jean Renoir. Gabrielle Renard est morte le 26 Février 1959 à l’âge de 80 ans.
« Renoir au XXe siècle » au Grand Palais jusqu’au 4 janvier 2010.
En savoir plus sur Gabrielle Renard : http://renoir.chez.com/gabrielle.htm
lundi 2 novembre 2009
Le Ruban Blanc de Michael Haneke
Haneke est le peintre de la souffrance, des tourments intérieurs (
Dans le Ruban blanc, Palme d’Or du dernier Festival de Cannes, il filme magistralement, en noir et blanc , un petit village allemand à la veille de la première guerre mondiale.
L’ordre règne autour du baron, du régisseur, du pasteur, du médecin. Les paysans, les femmes et les enfants n’ont d’autre choix que d’obéir. Les coups de verge se reçoivent en silence et les humiliations sont vécues derrière les portes closes.
L’histoire nous est racontée par un vieil instituteur qui se souvient. Il était jeune et amoureux à cette époque.
Tout a commencé le jour où le médecin a fait une chute de cheval. C’était apparemment un piège qu’on lui avait tendu. D'autres incidents se produisirent et prirent peu à peu l'aspect d'une vengeance.
Pas de musique, peu de dialogues, un noir et blanc magnifique. Les décors et les costumes nous replongent dans cette ambiance rurale et austère du début du siècle dernier. Certaines images font penser à des tableaux de maîtres, éclairés par une lumière superbe.
Il y a dans ce film des scènes qu’on n'arrive pas à oublier : les yeux du petit garçon écoutant sa grande sœur lui expliquer ce qu'est la mort, un fils offrant timidement à son père ce qu'il a de plus cher au monde …
Mais à côté de ces moments de grâce et de complicité, il y a le ruban blanc ; cette marque d’infamie que les enfants devaient porter afin de se souvenir de la distance qui les séparait de la pureté qu'exigeait la religion chrétienne. Que deviendront-ils, vingt ans plus tard, ces enfants qu’on a brisés au nom du bien ?
Pour en savoir plus
mercredi 28 octobre 2009
« Pourquoi le bonheur ne rend-il pas heureux ? »
Je viens de terminer M Comme Mohican, le premier roman de Corinne Royer, un livre dont j’avais lu une très belle critique sur le blog de Koryfée . J’avais aussi souri en découvrant sur le site chroniquesdelarentreelitteraire.com une vive discussion entre plusieurs lectrices et lecteurs s’écharpant au sujet de ce livre.Un premier roman est un rêve qui se réalise, un moment, indique Corinne Royer, où « l’on a l’envie, le désir de se confronter au regard de l’autre ». C’est aussi pour le lecteur, le plaisir de découvrir un nouvel univers, une nouvelle écriture, un autre regard.
Je suis tombé sous le charme de M Comme Mohican : Claire, une photographe de talent, mariée, deux enfants, la quarantaine épanouie, a une trajectoire idéale, jusqu’à ce jour ou, vingt ans après , elle retrouve un homme qu’elle a follement aimé. Il est devenu Ministre, ce qui ne facilite ni l’objectivité ni l’improvisation.
Corinne Royer évoque avec un vrai talent la quête du bonheur et la fragilité de nos vies. Et Claire de se demander : « Pourquoi le bonheur ne rend-il pas heureux ? », car s’il nous tient parfois compagnie, jamais il ne se laisse apprivoiser. Et rien de plus douloureux que cette illusion chimérique venant nous narguer en prenant un malin plaisir à piétiner nos vies, et qui s’enfuit dès qu’on tend la main pour essayer de l’effleurer.

Cette aventure nous est contée à la première personne par deux femmes : Claire, l’héroïne et Esméralda, un « ange gardien » qui n’est pas sans rappeler ceux des Ailes du désir. A Claire, la passion, le désir qui la submerge, et la culpabilité qui la ronge ; à Esméralda, l’œil généreux veillant sur sa chère « petite ». Claire et Esméralda : « deux femmes, deux destins avec leurs petits et grands secrets, entre ange et démon ».
Le plume de Corinne Royer est sensuelle, son style vif et captivant ; ses clins d’œil sont joyeux ( la demi-épilation) et éclectiques ( Le Cantique des cantiques, Ronsard, Gide, Wenders …), et ses personnages attachants ; Il en est deux, secondaires, pour qui j’ai beaucoup d’affection : Tomahawk, « une fée Clochette» jouant avec le feu terrestre au risque de se brûler les ailes , et Pierre un être simple et fragile qui aura beaucoup de mal à se remettre de sa rencontre avec les sculptures de Camille Claudel.
M Comme Mohican , une histoire brûlante et troublante qui nous plonge dans l’intimité d’une femme en quête de passion. Un premier roman que je vous recommande vivement.
M Comme Mohican de Corinne Royer, Editions Héloïse d'Ormesson - 18 €
En savoir plus :
le Blog de Corinne Royer
Corinne Royer sur Facebook
le blog de Koryfée
mercredi 14 octobre 2009
Réveille-toi Voltaire, ils sont devenus fous !
Française, Tatiana de Rosnay ? Nous le pensions tous. Elle aussi qui est née en France de parents français, le croyait. D’ailleurs, jusqu’à maintenant refaire sa carte d’identité ou son passeport français avait toujours été une formalité.
Copyright Tatiana de Rosnay
Mais voilà, les lois changent et l’administration française refuse cette fois-ci de lui renouveler son sésame.
« Ce qui m'arrive, dit-elle, peut arriver à tout le monde. Mon cas touche de plus en plus de gens, sans que cela se sache».
Tatiana de Rosnay a donné à Rue 89 une interview où elle raconte l’épreuve qu’elle vit depuis quelques semaines : «Tout a commencé fin septembre 2009, lorsqu'elle se rend à la mairie du XIVe arrondissement de Paris, pour renouveler son passeport afin de partir aux Etats-Unis. Et assister au tournage du film tiré de son roman « Elle s'appelait Sarah », où joue notamment Kristin Scott Thomas ».
Elle se voit alors répondre qu'il lui faut faire une demande de certificat de nationalité : “ On m'a dit que, selon les nouvelles lois, toute personne née en France de parents français, mais nés à l'étranger, doit prouver sa nationalité. ”
Selon de mystérieuses nouvelles lois, elle n’a jamais été « bien française ». Puisque son père est né sur l’île Maurice, et que sa mère n’est devenue Française que par mariage.
« Je signale alors que mon mari, lui, est Français. On me répond que mon mariage est trop récent (1987) pour que j’aie pu être Française en me mariant. Et on me demande si tout le monde est « bien Français » du côté de mon mari».
Quand elle sollicite les services municipaux pour qu’ils enregistrent au moins sa demande, on lui rétorque que, «de toute façon, la demande passera avec une alerte car il y a un doute sur votre nationalité française».
Doute. Suspicion. Excès de zèle. Requêtes ubuesques. Malaise.
10 documents à fournir dont actes de mariages originaux , actes de naissance des parents et grands parents de moins de trois mois ...
Comment un pays, le notre, patrie de Voltaire et de Rousseau, de Condorcet et de Montesquieu, qui a inventé le magnifique « Liberté, Egalité, Fraternité » ose–t-il refuser de fournir à l’une de ses plus merveilleuses romancières son passeport afin de lui permettre de se rendre aux Etats-Unis et d’assister au tournage du film tiré de son best-seller ?
Réveille-toi Voltaire, ils sont devenus fous !
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lundi 12 octobre 2009
Café littéraire : Lundi 23 novembre, 19h - "Un goût d'Italie" avec Simona Restivo et Laura Zavan
Lundi 23 novembre, 19h :
Café Littéraire "Un goût d'Italie" avec Simona Restivo pour "Tout Pistache" et Laura Zavan pour "Les basiques Pasta"
Café Caldo Fredo - 86 avenue d'Italie
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Café littéraire : Lundi 26 octobre à 19h
« Paris dans la collaboration » le lundi 26 octobre au café Caldo Fredo

« Paris dans la collaboration» de Cecile Desprairies avec la participation exceptionnelle de Raymond Aubrac.
Animé par Jacqueline Zana-Victor.
26 octobre à 19h - Entrée libre et gratuite
Café Caldo Fredo - 86 avenue d’Italie, Paris 13ème




