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Guy Jacquemelle

lundi 17 octobre 2011

Longtemps j’ai rêvé d’elle de Thierry Cohen



Il s’appelle Hillel Edimberg, c’est un vieux libraire. Ceux qui le connaissent vraiment, ils sont rares, disent qu’il marie les êtes et les livres. Le vieil homme est persuadé que chacun d’entre nous est en quête du roman qui lui est destiné : son «roman lumière».



Puis il y a Jonas et Lior. Ils ne se connaissent pas.
Jonas est un jeune homme solitaire. On ne lui connaît que deux amis, ses voisins, célibataires comme lui : Josh le discret et Chloé la copine extravertie. Une femme apparait parfois dans les rêves de Jonas. Le jeune homme en est convaincu : c’est elle la femme de sa vie.

A la mort des deux personnes qu'il aime le plus au monde , Jonas s’isole et se réfugie dans l’écriture pour exorciser sa douleur. En naîtra un très beau roman que Jonas publie sous le pseudonyme de Raphaël Scali.

Entraîné par le succès, Jonas publie alors un second roman, mais ne croyant pas en son talent il décide d'abandonner l'écriture. Endetté, il trouve un travail à mi-temps dans la petite librairie tenue par Hillel, très heureux d’aider un jeune auteur dont il devine le talent. Le vieil homme tente même de le convaincre de rédiger un nouveau roman. En vain.

Lior est une jeune femme romantique qui n’a jamais rencontré un homme à la mesure de ses rêves. Désabusée et blessée, elle a fini par renoncer à l'amour. Lior est infirmière et accompagne à l’hôpital des personnes en fin de vie. Un jour, elle reçoit une lettre mystérieuse : «  Je souhaite que vous travailliez pour moi … ». 
Il s’agit d’un riche entrepreneur lui demandant de tenir compagnie à sa fille, Serena, qui n'a plus que quelques semaines à vivre. Touchée par cette jeune fille, Lior accepte cette proposition. Elle passe ses journées à lire des livres à Serena, dont celui de Raphaël Scali...

Dans ce roman à deux voix, aux chapitres courts et au style sincère et envoutant Thierry Cohen alterne avec un merveilleux talent les points de vue de Jonas et de Lior, deux personnages terriblement attachants. Naissance des sentiments entre deux êtres désenchantés, complicité magnétique entre un auteur et sa lectrice, passion d’un vieux libraire pour les livres auxquels il prête le pouvoir de changer nos vies. 

En quête d'un amour absolu, Jonas parviendra-t-il à ce que Lior l'aime pour ce qu'il est et non pour ce qu'il a écrit autrefois ? Réussiront-ils à dompter leurs méfiances et à apparaitre tels qu’ils sont ? Oseront-ils tomber les masques derrières lesquels ils dissimulent leurs âmes et leur peur d'une nouvelle désillusion ? Rencontreront-ils leurs destins ?
J’ai été totalement conquis par « Longtemps, j‘ai rêvé d’elle » : un hymne magnifique à l’amour et à la passion des livres ; un pur bonheur !

Longtemps j’ai rêvé d’elle de Thierry Cohen (Flammarion)


mardi 13 septembre 2011

Le film se déroulait en moi, au fur et à mesure que j'avançais vers le dénouement !


J'ai profité de ces vacances pour lire les années insouciantes et j'ai été conquise par ce roman ! ... adoré l'histoire rondement menée, qui tient en haleine et ne lâche pas le lecteur un seul instant, ainsi que celle de l'amitié si bien racontée et ressentie au fil des pages entre ces personnages, reliés ensemble par cette intrigue policière aux nombreux rebondissements ! 

J'imagine l'écriture d'un scénario à partir de ce roman et sa mise en scène pour le cinéma ou la télévision tant sa lecture me l'a mise en image....le film se déroulait en moi, au fur et à mesure que j'avançais vers le dénouement !

 Merci pour ce délicieux moment passé en Compagnie de "ces années insouciantes" (j'ai retrouvé avec une certaine fébrilité, à un certain moment, l'ambiance de "la fête étrange" du Grand Meaulnes. )
                                                                                                        Dominique J. 



Un roman dont on sort heureux, tout simplement !


Quel plaisir de courir dans ce thriller qui commence presque calmement dans
l'univers de la pub, très bien décrit, on a l'impression que l'on y travaille
car il y a pas mal de coulisses de ce milieu où tout le monde il doit être
"beau".
Et cette lutte aussi pour réussir coûte que coûte, toutes ces réunions où l'on
n'a pas de temps à perdre, top chrono, où il faut à tout prix être "performant".

Et voilà notre Christophe, si brillant, si dans la lumière du succès, aux
prises avec une femme redoutable, (on n'a pas envie de la croiser sur notre
chemin tant elle est manipulatrice de la vie des autres), oui Christophe qui va
affronter sa vie d'avant et se retourner avec émotion et habileté pour sauver
des situations extrêmement graves.

Dans "Les Années insouciantes",un peu d'amour, surtout beaucoup d'amitié, de
promesses tenues avec une mise au point sur la vie de chacun, leur évolution oui
mais dans quel sens ?

Guy Jacquemelle s'amuse dans son écriture, il nous fait découvrir ses
personnages au fil des chapitres et on se surprend à se demander comment les
forts vont s'affaiblir et les discrets arriver à nous montrer leur vraie
histoire, la bonne !
Merci à l'auteur de nous faire partager ce parcours qui n'est pas de tout repos
et dont on sort heureux, tout simplement.
                                                                       Paule Coudert, Europe 1

dimanche 28 août 2011

La piel que habito : un thriller au scalpel


Almodovar fait partie de ces quelques metteurs en scène , avec Woody Allen, Clint Eastwood, Tarantino, Téchiné ou quelques autres dont j’attends avec impatience le nouveau film.

Pourtant j’avais un peu d’appréhension avant d’aller voir La piel que habito : trop de mauvaises ondes en provenance du Festival de Cannes, trop de mauvaises critiques dans la presse.

Autant le dire tout de suite, j’ai beaucoup aimé.

La piel que habito est un faux film fantastique et un vrai et grand mélodrame : des hommes et des femmes brisés, mutilés, transformés dont les chemins se croisent mais où chacun peut se déterminer en toute liberté.

Antonio Banderas est parfait en chirurgien vengeur et méthodique. Elena Anaya est sublime : elle a le charme mystérieux de Natalie Portman et le regard mutin de Victoria Abril. Quant à Marisa Paredes, l’actrice fétiche d’Almodovar, elle est remarquable , comme toujours, en gouvernante dévouée.

Almodovar n’est plus le cinéaste déjanté de la Movida, ses films sont plus graves. Sans doute est-ce la rançon de la maturité ? Mais il continue de nous enchanter.

Mathilde de Jérôme Cayla

Comme chaque été Marie ouvre la grande maison familiale, face à l’Atlantique. C’est une demeure que ses aïeux ont achetée lors du second empire et que la famille se transmet, depuis, de génération en génération.

Mais cette année-là, cette maison qui a connu tant de joies et de drames va révéler certains de ses secrets. Et l’auteur de nous emporter au milieu du dix-neuvième siècle dans le sillage de Mathilde , une jeune fille, mi-femme mi-enfant.

Elle est d’un milieu modeste et n’a jamais quitté son village. Lorsqu’elle découvre sa mère dans les bras d’un autre homme, son univers bascule. Elle décide de s’engager comme mousse à bord de la Fringante.

Avec elle, nous voguons de Pornic jusqu’en Afrique , nous rencontrons un courageux capitaine, des corsaires, des marchands, et des hommes d’équipage : certains l’aideront, d’autres, non.

Enlèvements, complots, fuite, coup de foudre , combats en mer : j’ai tremblé et vibré au rythme des mille aventures de cette courageuse héroïne.

Avec ce roman , Jérôme Cayla nous emporte dans un récit palpitant qui conjugue avec brio aventure historique, mystère, histoire d’amour, récit initiatique et palpitant thriller.

Mathilde est un beau roman, élégant et iodé, que je vous recommande vivement.

mercredi 29 juin 2011

Les années insouciantes

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication des Années insouciantes, mon deuxième roman .


En quelques mots

Christophe Beaupré, la trentaine, dirige une agence de communication. Il connaît ses premiers succès, mais un nouveau client, très exigeant, l’entraine sur une voie dangereuse.

Au même moment son meilleur ami, disparu mystérieusement dix ans auparavant réapparait et l’appelle à l’aide.

Pressé et ambitieux Christophe n’a jamais pris le temps de s’arrêter et de se retourner sur son passé ; pourtant ces événements le font brutalement resurgir. Entre tenir une promesse d’adolescent et mettre en péril ce pour quoi il s’est toujours battu, il devra choisir…

Les années insouciantes raconte les petits arrangements ou les grands oublis qui nous éloignent inexorablement de nos rêves jusqu’à ce qu’un grave événement nous oblige à tout remettre en cause.


Les Années insouciantes de Guy Jacquemelle (Editions Beaurepaire), 363 pages, 19€, disponible en librairies et sur Fnac.com .


samedi 25 juin 2011

Bernadette Mercier à la galerie Varine-Gincourt : Le Senti Mental de l’Ombre


Bernadette Mercier, artiste plasticienne sensible et élégante , aime à associer les matériaux , jouer avec les mots et les contraires.

Son univers est peuplé d’ombres et de lumière, de transparences et de
silences, de songes et de légèreté.

Elle met en scène l’ombre comme une part de nous même, sincère et fidèle,
qui s’allonge ou s’estompe selon les heures du jour.

Cette belle artiste nous fait rêver et nous offre une très belle exposition jusqu’au au 25 juin 2011 à la galerie Varine-Gincourt , 110 Boulevard de Courcelles 75017 Paris