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Guy Jacquemelle

vendredi 21 février 2014

« Leurs Années Sciences Po »



J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de « Leurs Années Sciences Po »   le 21 mars 2014


Le mot de l’éditeur  

Pourquoi ont-ils fait Sciences Po ? Comment s’y sont-ils préparés ? Que pouvaient-ils répondre aux questions : le Sénat, mythe ou réalité ?  Comment sait-on si on est de droite ou de gauche ? Le premier ministre est-il un fusible ou un paratonnerre ? Qui a été la première femme transférée au Panthéon ?

Quels sont leurs bons et mauvais souvenirs de la rue Saint-Guillaume ? Quels professeurs les ont marqués ? Quel regard portent-ils aujourd’hui sur cette période et cette école ?




Michel Rocard, Lionel Jospin, Hubert Védrine, Olivier Duhamel, Laurent Joffrin, Michèle Fitoussi, Jean-Christophe Rufin, Marie-Laure Sauty de Chalon, Ariane Chemin, David Pujadas, Anne Roumanoff, Raphaëlle Bacqué, Chantal Jouanno, Rama Yade, Loona Corrente et Vincent Galibert racontent leurs années rue Saint-Guillaume.

Il y avait bien d’autres façons d’aborder ce livre sur Sciences Po. L'angle choisi ici permet à ces personnalités d’évoquer avec distance ou passion, ironie ou nostalgie, leurs « années Sciences Po ».

Une même aventure les réunit, qui vient des années studieuses, douloureuses pour certains, dilettantes pour d’autres, passées dans cet antre germanopratin.

Et si vous aussi, vous souhaitez préparer l’examen d’entrée, ils vous donnent de précieux conseils.








Henri Kaufman : « ce livre se lit d’une traite presque comme un roman »

 «  … Cette atmosphère potache, bien élevée, avec des étudiants chics et cravatés, coupant les raisonnements en quatre - deux parties et deux sous-parties - est excellemment rendue par le livre de Guy Jacquemelle ; Guy a su recueillir les confidences d’une vingtaine d’anciens élèves dont Michel Rocard, Lionel Jospin, Hubert Védrine, Laurent Joffrin, Michele Fitoussi, David Pujadas, Raphaelle Bacqué, Chantal Jouanno… Ils nous font vraiment, entrer dans l’intimité des élèves et des professeurs, comme si nous étions cachés sous l’estrade de l’amphi Boutmy ou assis en spectateur, équipé d’une caméra sur les coussins de la Péniche dans le hall d’entrée. Ce qui va vous frapper dans ce livre, qui se lit d’une traite presque comme un roman, c’est la diversité des carrières de ceux qui en « sont sortis », une diversité qui n’est pas exempte de réussite, d’intelligence et d’humour ».
Henri Kaufman
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Vous pouvez le commander sur le site des Editions Kawa et bénéficier d'un prix de lancement jusqu'au 21 mars 2014.

Le livre sur le site www.editions-kawa.com



 

dimanche 13 octobre 2013

La vie d'Adèle : Coup de foudre, sexe, passion et spaghettis



Oublier les polémiques et ne penser qu’au film. Un très grand film, qui fera date. Une superbe palme d’Or.

Comme souvent dans les films de Kechiche, tout commence avec la littérature. "C'est trop bien, Marivaux", dit Adèle, élève dans un lycée de Lille. Le professeur interroge alors sa classe sur la notion de coup de foudre et sur l'impression de prédestination que l'on ressent parfois lorsque l'on rencontre quelqu'un. 

Quelques minutes plus tard le premier regard échangé entre Adèle et Emma, au hasard d'une rue,  est une merveille. Deux visages se croisent, et le bouleversement chimique des cœurs devient palpable. Naissance de l'amour et du désir.

La  première fois où Adèle et Emma font l'amour a fait couler beaucoup d’encre. Immense et longue scène de sexe ensevelie sous les râles et les soupirs. Plaisir charnel, plaisirs des sens, chorégraphie des corps, jouissances. Plus stylisé et moins réaliste que le reste du film, son traitement plastique renvoie à la nudité dans la peinture et la sculpture. Par l'imbrication acharnée de leurs bouches, de leurs mains, de leurs sexes, ces deux corps ne font plus qu’un.




Emma est artiste, tout entière absorbée par son travail; Adèle, elle, souhaite devenir institutrice. Une artiste intello, une aspirante à la transmission du savoir : deux vocations, deux origines sociales différentes. Choc des cultures et même des classes.

Les spaghetti à la bolognaise jouent aussi un rôle important dans le film :  pour raconter un dîner dans la famille d’Adèle, où lors d’une soirée  lorsqu’elle ne peut trouver sa place parmi les étudiants des Beaux-Arts et en est réduite à parler pâtes pendant que son amante devise sur Klimt et Schiele.


Trois heures de grâce et d'émotions, de passion, d'intelligence, d'humanité. Trois heures où on  regarde Adèle grandir, se débattre avec la vie, se perdre, se retrouver, où on la suit dans son éducation (sentimentale, sexuelle, passionnelle, culturelle) et dans ses découvertes des choses de la vie .




Il y a des actrices qui après 30 films attendent toujours le rôle de leur vie. Adele Exarchopoulos, qui n’a pas encore 20 ans,  grâce à Kechiche l’a déjà obtenu. Pour notre plus grand bonheur ! Si Lea Seydoux est impériale, Adéle Exarchopoulos est majestueuse. Elle éclabousse de son sourire, de sa candeur, de ses larmes, de son déhanché,  de sa beauté la Vie d’Adèle. Une très grande actrice est née !

mercredi 10 avril 2013

Vivement Dimanche : le dernier cadeau de François Truffaut à Fanny Ardant



Je viens de revoir Vivement Dimanche , le dernier film de François Truffaut .

Une femme et son amant sont assassinés. Le mari (Jean-Louis Trintignant) suspect n°1 décide de s'enfuir et de se cacher quelque temps. 
Barbara (Fanny Ardant), la secrétaire amoureuse de son patron qui essaye de sauver un faux coupable, rappelle Hitchcock.
Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant se défient, s'affrontent et s'amusent. Entre eux, ça pétille et ça va vite, pour notre plus grand bonheur.




Trintignant ne fait qu'observer - surtout les jambes des femmes au travers du soupirail de la cave où il s'est réfugié ( clin d’œil à Charles Denner dans l’Homme qui aimait les Femmes).
Fanny Ardant est grande, brune, audacieuse, drôle, insolente, et elle à une voix à se damner.


                                Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant

Truffaut s’amuse. il l’affuble d’un  imperméable  et  la transforme en Humphrey Bogart .



                                                 Fanny Ardant et François Truffaut

Vivement Dimanche est le dernier cadeau de François Truffaut  a Fanny Ardant. Tout le film, fait pour elle, ne repose que sur elle. Un grand film à voir ou à revoir.

dimanche 17 mars 2013

Adaptation de Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare


 C’est l’histoire de quatre jeunes athéniens qui s’aiment. Ça, c’est le point de départ. Car en fait, c’est un peu plus compliqué. Lysandre veut épouser Hermia. Hermia veut épouser Lysandre… mais Egée, père d’Hermia, la destine à Démétrius, dont Héléna est amoureuse. Pour échapper à Egée, Lysandre et Hermia s’enfuient dans la forêt, poursuivis par Démétrius, lui-même poursuivi par Héléna.

  
      Carole Richert (Hippolyte/Titania) et les fées de la nuit


 Pendant ce temps, dans la forêt, Oberon, roi des Elfes, ordonne à son fidèle Puck de verser une potion magique sur les paupières de sa maîtresse Titania, pour la punir de sa désobéissance. Mais Puck se trompe et vise les jeunes amants. A cela s’ajoute une bande de comédiens amateurs, venus répéter leur pièce dans la forêt. S’ensuit la confusion la plus totale… 


Lorànt Deutsch (Puck) et  Nicolas Briançon (Thésée/Oberon)
 
Dans sa version très contemporaine de Songe d’une Nuit d’été , Nicolas Briançon décide d’emmener les acteurs et le public dans une ambiance très «seventies».  Grâce à son adaptation, la célèbre comédie de Shakespeare ressemble à une féerie psychédélique. Les comédiennes sont vêtues de costumes blancs ou noirs sortis tout droit des collections de Courrèges, bottes, minijupes et maxi manteaux.

 Car après tout, l'histoire de la Reine des Fées, d'un lutin qui s'amuse de tout, de plusieurs couples, et d'homme qui se transforme en âne, ne révèle-t-il pas ce côté de Shakespeare qu'on peut avoir tendance à oublier : une imagination débordante et une écriture d'une légèreté impressionnante ?


Lorant Deutsch est «Puck» , personnage central de la pièce de Shakespeare, lutin peureux et facétieux, qui transforme une nuit d’été en partie de cache-cache dans une forêt extraordinaire .
20 comédiens et danseurs nous plongent dans un univers fait d’imaginaire, de fantaisie, de rêve… 
Un  moment hors du temps. C’est au Théâtre de la Porte Saint-Martin.

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Le songe d’une nuit d’été  de William Shakespeare
Mise en scène de Nicolas Briançon
Adaptation Nicolas Briançon et Pierre-Alain Leleu
Avec Lorànt Deutsch, Nicolas Briançon, Carole Richert, Eric Prat, Marie-Julie Baup, Nicolas Biaud-Mauduit, Sarah Stern, Thibault Lacour, Jean-Loup Horwitz, Dominique Daguier, Patrick Alexis, Léon Lesacq, Laurent Benoit, Thierry Lopez, Carole Mongin, Armelle Gerbault, Jessy Ugolin, Ofélie Crispin, Marlène Wirth, Aurore Stauder.
Décors Bernard Fau, Costumes Michel Dussarrat, Musiques François Peyrony, Lumières Gaëlle de Malglaive, Chorégraphie Karine Orts, Maquillage Michelle Bernet.

mardi 26 février 2013

Villa Belza



Après avoir lu « A l’encre russe » de Tatiana de Rosnay, vous ne pourrez plus jamais regarder la Villa Belza comme avant.


 



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« A l’encre russe » de Tatiana de Rosnay 

Résumé
Alors qu’il était enfant, Nicolas Duhamel a perdu son père, disparu en mer. 
A vingt-quatre ans, lors du renouvellement de son passeport, il découvre que son père n’est pas le fils de Lionel Duhamel et s’appelle en réalité Koltchine. Pourquoi ce secret savamment entretenu ? Affecté par ces révélations, qui ravivent la douleur de la perte, Nicolas se lance sur la piste de ses origines, jusqu’à Saint-Pétersbourg. De cette enquête découle un roman, publié sous le pseudonyme de Kolt, qui rencontre un succès phénoménal. Après trois ans sous les spotlights, un brin plus arrogant, celui qui se nomme désormais Nicolas Kolt séjourne sur la côte toscane. Dans un hôtel pour happy few, il verra s’accumuler orages et périls, défiler sa vie et se jouer son avenir.







« A l’encre russe » de Tatiana de Rosnay
Editions Héloïse d'Ormesson
( en librairie le 21 mars 2013)

lundi 18 février 2013

Dagmar Hunoldt : « La Madonna de l’édition »



Elle s’appelle Dagmar Hunoldt. C’est la directrice de la plus puissante maison d’édition du monde. Elle surgit au Gallo Nero, le palace toscan où Nicolas Kolt, l’écrivain dont le premier roman s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, prend lui aussi quelques jours de repos.
«Pour se représenter cette éditrice, indique Tatiana de Rosnay, il faut imaginer une femme ressemblant à Glenn Close, mais avec trente kilos de plus, un petit cigare et un Panama ».




Dagmar Hunoldt est redoutable et rien ne lui résiste. Dans un article de Newsweek qui lui est consacré, on peut lire : « Hunoldt a un fabuleux instinct pour les livres, les écrivains. Son entourage lui prête un flair infaillible, une intelligence hors du commun, ainsi qu’une rare perversité. »
Nicolas Kolt  « va se poser toutes sortes de questions : Que fait-elle ici ? Lui a-t-on dit qu’il s’y trouvait? Est-elle là pour lui ? »
Saura-t-il résister aux sirènes de « cette Madonna de l’édition » et rester fidèle à la jeune éditrice qui lui a fait confiance ?
Vous le saurez en lisant « A l’encre russe » de Tatiana de Rosnay (Editions Héloïse d’Ormesson). Parution le 21 mars 2013

dimanche 10 février 2013

Alex Lutz irrésistible sur la scène du Grand Point Virgule



Alex Lutz est irrésistible sur la scène du Grand Point Virgule, près de Montparnasse.


Qu'il incarne un directeur de casting odieux, un vieillard ayant connu Cocteau , un régisseur  gentil mais incompétent ou une vendeuse qui interdit à une cliente d'essayer le vêtement  qu’elle souhaite  « J’ai été correcte avec vous , je vous demande d’être correcte avec le produit », Alex Lutz fait preuve d'un éclatant talent. 
Chaque geste, chaque attitude est d'une parfaite justesse; et chaque phrase est une belle surprise.  


Alex Lutz  a une écriture bien ciselée,  un regard original et une belle complicité avec son public.
Merci à Laura et à Camille pour ce beau cadeau